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Archive pour janvier 2010

Au terme d’un match peu plaisant, dominé par les black stars, les Egyptiens ont remporté leur troisième trophée consécutif ce dimanche à Luanda.

Si les Ghanéens ont eu une multitude d’occasions pour scorer, il a suffit aux Egyptiens d’un contre pour se créer l’unique occasion nette pour prendre l’avantage. On jouait à ce moment la 86e minute, et tous croyaient qu’on s’acheminait vers un temps additionnel.

Les black stars ne doivent en vouloir qu’à eux-mêmes, de n’avoir pas profité, devant une équipe qui a péché par un excès de confiance flagrant, certaine de s’adjuger le trophée.

Il faut aussi dire que les égyptiens étaient très fatigués. Physiquement, ils ne tenaient plus le coup. Après avoir enchainés les matchs à 120 minutes, ils étaient au bout du rouleau face à des ghanéens plus en forme.

Cette Coupe d’Afrique des Nations aura fait beaucoup de déçus. Les algériens ont vu leur place en finale supprimée par un arbitre visiblement corrompu. Les Ivoiriens et Camerounais, deux générations en fin de carrière, voient leurs rêves africains s’en voler. Les tunisiens qui ont quitté la CAN au premier tour alors qu’ils n’avaient perdu aucun match …

Les égyptiens eux, laissent le double souvenir d’un jeu percutant et posé, et d’un foot business qui ne laisse pas de place aux délégations honnêtes.

Source:la-kabylie.com

Conte Nubien

À l’endroit le plus reculé de la forêt, il y avait une source. On l’appelait fontaine de fer, car son eau ferrugineuse avait une couleur de rouille. Les hommes aimaient bien boire à cette fontaine, car son eau décuplait leurs forces et améliorait leur santé. On racontait aussi qu’un homme à la peau de fer l’habitait, mais personne ne l’avait jamais vu. Un jour, le chef d’une tribu qui vivait dans la grande forêt vint boire à la fontaine de fer. Lorsqu’il se pencha pour se désaltérer, deux mains solides l’empoignèrent à la gorge. Une voix tonitruante se fit entendre :  » Je ne te lâcherai pas tant que tu ne m’auras pas promis la main de ta fille !  » Le chef réussit à articuler :  » Je ne peux rien te promettre sans avoir parlé à ma fille. Sans son accord, je ne peux rien faire.  » Mais la voix tonitruante s’impatienta :  » Si tu ne me donnes pas ta parole, je t’étranglerai sur-le-champ !  » La gorge du chef se serra brutalement :  » D’accord, d’accord ! Tu auras ma fille.  »  » Amène-la-moi demain, à la même heure « , ordonna la voix. Le chef revint tristement chez lui et raconta aux siens sa mésaventure. La mère de la jeune fille déclara :  » Tu n’iras nulle part et notre fille ne bougera pas de la maison !  » Cette dernière, cependant, ne l’entendait pas de cette oreille :  » Chose promise, chose due ! Nul ne sait ce que l’homme de fer serait capable de faire si je ne venais pas. La tribu tout entière pourrait en souffrir. Je ne veux pas être responsable de son malheur.  » Le lendemain, le chef conduisit donc sa fille à la fontaine de fer. La voix tonitruante se fit entendre à nouveau :  » Rentre chez toi, chef, et toi, ma femme, assieds-toi sur ce rocher !  » La jeune fille fit ses adieux à son père et s’assit sur le rocher. Son père parti, elle s’endormit profondément. Elle dormit longtemps. À son réveil, elle était allongée sur un lit, dans une chambre de fer. Une table ployait sous des mets délicats. La jeune fille mangea, puis s’endormit à nouveau. Et il en fut ainsi tous les jours. La fille du chef menait une vie agréable. Elle n’avait aucun souci, aucune obligation, ne faisant que boire, manger et dormir. Cependant, elle ne voyait jamais son mari. Quand elle avait besoin de quelque chose, elle n’avait qu’à exprimer son voeu pour qu’il fût aussitôt exaucé. Les mois passèrent et la fille du chef mit au monde un petit garçon dont la peau était en fer. Elle n’en fut pas gênée le moins du monde, adorant son enfant et rêvant de le montrer à ses parents. Elle demanda alors :  » Je voudrais aller passer quelques jours chez mes parents pour leur montrer mon fils.  »  » D’accord,  » répondit la voix tonitruante,  » mais tâche de revenir dans une semaine !  » Sitôt prononcées ces paroles, la jeune femme se tenait déjà devant la fontaine de fer, son petit garçon dans les bras. La famille du chef fut très heureuse du retour de la fille. La mère n’aimait pas beaucoup la peau de fer de son petit-fils, mais elle se consolait en se disant :  » Au moins il ne s’écorchera pas les genoux en tombant !  » Une semaine passa aussi vite qu’une journée et la fille s’apprêtait à repartir.  » Tu n’iras nulle part « , décida sa mère.  » Ce n’est pas une vie pour toi, si tu ne connais même pas ton mari. Je ne te laisserai pas repartir !  » La jeune femme eut beau supplier, se lamenter, craindre un malheur, sachant que l’homme de fer allait la punir, sa mère se montra intransigeante. Tout d’un coup, des pas lourds résonnèrent devant la maison du chef. Un grand homme à la peau de fer entra. C’était l’homme de fer qui était venu chercher son fils. Il écarta sa femme et cria de sa voix tonitruante :  » Je prends l’enfant. Et toi, reste ici, puisque tu ne sais pas obéir !  » Sur ce, il disparut en emportant le petit. Ce fut la première et la dernière fois que la fille du chef vit son époux de fer. Il en fut de même pour son enfant. Elle avait beau rester assise au bord de la fontaine de fer et supplier son mari de la reprendre auprès de lui, la voix tonitruante de celui-ci ne se fit plus jamais entendre.

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